mardi 27 mars 2012

O PASSEIO DO VASCO

Formam-se mais tempestades em nos mesmos que no ar, na terra e nos mares. (alguém)

Fim da manhã.
Jà là fora, o tempo não conta. E corre no entanto.
Instante suspenso.
Descoberta do que jà sabiamos.
Troca silênciosa e palavras ditas, transbordantes desse espaço que jà era nosso. Desnecessàrias.
Conhecer o que jà se conhece.

O ar é calmo mas a tempestade està formada, pronta a explodir.
Havia uma doce violência nesse momento, ainda hesitante.
Ficou para mais tarde.

E quando aconteceu...
Jà o rio era mar. O desejo nao espera.
Foram ondas entrelaçadas, continuas
Muros de àgua de arromba.

Delicioso medo esse. Um abismo para o qual nos atrevemos.
Me atrevi.

Vivi nesses instantes as horas mais deslumbrantes.
Iluminada e poderosa.
Porque eras tu. Para mim. So para mim.

E guardei-te assim cada dia que foi passando.
Sempre.
E nunca mais voltàmos a passear ali.

"Je me suis souvenue quand je me couchais sur ton corps. Et ton corps sur le mien... J'aimais ça, ton poids sur moi... Le dernier jour, tu as glissé ta main sur ma joue, cette main tellement large qu'elle me contenait tout entière. Tu as voulu parler. Tu n'as pas pu." (Claudie Gallay - "Les Déferlantes")

Tempo suspenso

dimanche 5 février 2012

D.P.M. ET "NOTHING BOX"

"... et il retient d'un seul coup sa respiration en fixant les miettes éparpillées sur la table pendant que son esprit vitrifié réfléchit les ombres et les lumières de l'après-midi" (P. Lapeyre).

Le D.P.M. - Dispositif de Protection Mentale est-il le pendant féminin de la "Nothing Box"?

Bergson disait que "percevoir c'est immobiliser".
Si ce concept est vérifiable, ce en quoi je crois, pourquoi peut-on penser que lorsqu'un homme se réfugie dans la "Nothing Box" il se met aussi "hors service"?
Je suis persuadée qu'au contraire, il trouve là ses moments les plus riches et intimes, intellectuellement et spirituellement parlant. En se déconnectant du réel qui l'entoure, il retrouve son essence, son âme pure. Un vrai voyage intérieur au coeur de son noyau existentiel.
Et cela n'a rien d'ironique.
Malgré l'attitude amorphe et inquiétante, parfois génératrice de conflits et d'incompréhension pour l'entourage qui assiste, impuissant, à ce plongeon, un homme qui ne peut, ou ne sait, entretenir ses séjours dans sa "Nothing Box" perd, je le crains, peu à peu, la notion de son moi profond.
Il faudrait voir ça comme une révision générale qui remettrait au point les forces qu'il emploie pour être ce qu'il doit être aux yeux des autres une fois sorti de son état de torpeur.
Cette attitude passagère, hagarde et vitrifiée, est destinée au rechargement des batteries intérieures.
C'est un repas de soi.
Ne pas faire obstruction à la fuite qui s'opère. Aussi vexante soit-elle pour une femme.

Pour nous, les femmes, il existe le D.P.M.
Moins uniformément caractérisé que la "Nothing Box", dans les attitudes qu'il engendre, ce dispositif peut se manifester de nombreuses façons.
Les unes se lanceront dans une folie acheteuse pour un vrai "trip" dépensier qui leur donnera l'impression de s'enrichir et de combler le vide sidéral ressenti.
Pour d'autres ce sera une avidité sociale, une frénésie de présence (la leur) en représentation, sensées combler un net manque de reconnaissance.
Et ça marche.
Enfin je crois.
Je pourrais fournir des tas d'exemples dans lesquels d'aucunes se reconnaîtraient.

Personnellement, le D.P.M. est une retraite.
Un voyage sans destination. Une ascèse totale. Un état de néant.
Je deviens "creuse".
Je ne veux rien, je ne vois rien, je ne sens rien, je n'entends rien.
Panne générale, non dissimulée.
Cependant, l'énergie de l'instant ultime , avant le départ, me ferait crier d'instinct:

FOUTEZ-MOI LA PAIX!!

En cela, hommes et femmes ressentent probablement la même chose, peut être exprimé autrement ou simplement réprimé. Tous n'ont pas une impulsion en guise de préavis.
Laissons alors s'épanouir nos dynamiques intérieures aussi atones ou actives soient-elles. Ca peut être paradoxal. Mais ces états nous sont indispensables. Que nous soyons Homme ou Femme!