samedi 13 septembre 2014

Amor tão grande que... não é!

Hoje, estou cheia de saudades tuas.
Numa historia que afinal não existe tens papel de protagonista. As horas parisienses foram um momento roubado à realidade e se assim é, quero sempre ser ladrão.
Faço o que nunca fiz porque não são coisas minhas, mas contigo farei sempre. Se és mentiroso, serei uma das tuas mentiras.
Estar contigo é parar o tempo mesmo se para ti sou detalhe sem realce. Pouco me importa! A historia foi mal contada desde o inicio mas fez-me sentir viva. Isso não tem preço embora seja estranho e frustrante.
Guardo intacta a memoria do que foi provado e a saudade de saber que o que foi jà não é e não serà mais.
Mas que foi bom, foi mesmo!

Se não disse nada não foi porque nada senti, se nada ou pouco mostrei não foi porque não me importo.

Guardo tudo, intacto e secreto.

... é que não tenho ninguém para pôr no teu lugar. E que te amo é a realidade que tenho que enfrentar dia apòs dia, a cada hora que tento preencher com pequenas coisas que fazem correr o tempo. E viver com isto.

Meu amor, que não posso chamar-te; Quero-te e não te posso ter, nem se fosses livre.

mardi 6 mai 2014

LA VOILA

De toutes les décisions, de tous les choix que j'ai dû faire dans la vie, je t'ai toujours craint. Tu pénètres, insidieuse et sournoise, d'abord sur la pointe des pieds puis de plus en plus présente, tu t'assoies et t'installes sans retenue, dépourvue de pudeur. Tu t'étales, t'insinues,te déverses.
Tu peux être source de sérénité quand je t'invoque et te provoque.
Aujourd'hui tu es venue sans que je t'appelle. Comme un hôte abusif et désinvolte, tu viens sans que je t'invite.
Tu me mines, me détruits telle un envahisseuse dont le ravage anéantit mes espoirs.
Avec toi, si présente, c'est comme si j'avais tout perdu. Tu ériges des barrières partout dans mes pensées m'empêchant même de m'accrocher à quelque rêve qui me permettrait de te fuir.
Tu me fais peur.


Que minha solidão me sirva de companhia.
que eu tenha a coragem de me enfrentar.
que eu saiba ficar com o nada
e mesmo assim me sentir
como se estivesse plena de tudo.

Clarice Lispector

vendredi 25 avril 2014

LES MOTS DU BONHEUR

Les mots du bonheur ont ils pu être des leurres? Lorsque j'écoute, je lis les mots de l'autre, quelles que soient les circonstances, peut-on absolument se tromper sur leur sens?
Ils m'avaient pourtant été donnés comme des cadeaux. Je les avait reçus comme un présent - départ pour un avenir. Ils avaient été donnés comme autant d'indices menant vers un chemin que je rêvais d'emprunter.
J'y repense sans cesse. Difficile d'admettre, malgré la tournure que le temps a donné à notre histoire, que tout n'était qu'un simple, méprisable, exercice de séduction. Dieu qu'il est douloureux de penser ainsi!
Est-ce pour me protéger que je me raccroche à un sens qui n'était pas celui donné? Est-ce un repli de l'autre qui comprend à un moment donné qu'il est allé trop loin. Trop loin sur un chemin vers lequel il m'a portée. Puis il fit demi-tour me laissant là. Sans comprendre.
Questions incessantes que je me pose sur ces moments perdus à jamais. Pas vraiment perdus. Je les garde ancrés, comme une marque indélébile.
C'est qu'ils ressemblaient tant à ce que je me réservais!

Para Ti

Foi para ti
que desfolhei a chuva
para ti soltei o perfume da terra
toquei no nada
e para ti foi tudo

Para ti criei todas as palavras
e todas me faltaram
no minuto em que talhei
o sabor do sempre

Para ti dei voz
às minhas mãos
abri os gomos do tempo
assaltei o mundo
e pensei que tudo estava em nós
nesse doce engano
de tudo sermos donos
sem nada termos
simplesmente porque era de noite
e não dormíamos
eu descia em teu peito
para me procurar
e antes que a escuridão
nos cingisse a cintura
ficávamos nos olhos
vivendo de um só
amando de uma só vida

Mia Couto, in "Raiz de Orvalho e Outros Poemas"

vendredi 17 janvier 2014

PROMENADE

Ce matin-là, je décidais de marcher. Juste aller. Sans errer vraiment. Je voulais simplement m'essayer à mettre un pas devant l'autre, sachant juste que j'emprunterais des chemins inconnus, sans savoir vers quel but. Retrouver l'espoir que je pouvais encore avancer. Apercevoir une lueur de ce que ma vie pouvait encore devenir.
L'âme vide, le coeur brisé, je n'avais pas besoin de mes pensées pour faire venir les larmes. Elles sont venues comme ça, sans réfléchir. Le vent glacial me les donnait sans effort. Elles coulaient, douces, simples. Comme un naturel trop plein qui se déverse. Sitôt que je m'en dégageais, d'autres, avides de laisser fuir mon chagrin, coulaient aussitôt.