"L'être humain, dans sa finitude, ne peut nous faire don de l'absolu" A. Grün
Que de réflexion. Un puzzle qui s'emboîte, une compréhension qui se fait.
Je passe des heures à regrouper les mots, revoir les évènements. J'ai enfin compris le mécanisme des choses vécues.
D'abord la certitude d'avoir touché une étoile. C'était donc vrai. Mon coeur ne m'a pas trompée.
Il eut été plus simple de me l'avouer mais, parfois, les mots ne peuvent être dits avec justesse, les émotions restent prudes et doivent êtres mises à l'abri. Surtout si l'on bâtit des murailles autour de soi.
J'ai vécu l'absolu. Un court instant. Cette quête d'une vie, j'ai pu l'atteindre. Tu m'as donné ça.
Mais tu es un bâtisseur. Dans la continuité, cet absolu aurait eu comme conséquence le besoin de raser ce qui avait pris une vie à construire. Il n'était pas question de ça pour toi. Ce chemin avec moi, malgré tout, aurait été une inconnue. On craint toujours ce que l'on ne connaît pas. Et, après tout, un jour le cycle serait à nouveau parfait et l'histoire se serait certainement répétée avec une autre encore.
Tu as choisi les barrières. Bâtisseur tu es, tu le restes. Tu as mis des murs entre nous et le ciel. C'était un droit. Je comprends tes raisons. Je te respecte pour cela aussi. Mais qu'il aurait été bon de faire un autre choix!
J'ai retrouvé une sérénité. Je sais maintenant le sens des choses.
C'est plus simple lorsque la compréhension est acquise. Ensuite, il faut l'accepter.
Mais mes sentiments pour toi font aussi que si ce choix est celui qui te convient le mieux, je l'accepte. L'amour exige parfois que nous renoncions à l'indispensable. J'espère juste qu'il n'y aura jamais de remords et de regrets. Certaines choses ne surgissent qu'une seule fois dans nos vies. Pour moi, c'était ma quête de toujours, pas pour toi.
J'ai compris aujourd'hui le bien fondé des murs qui entourent ta vie. Ces barrières inaccessibles derrières lesquelles tu ceints ton moi profond. J'ai donné un sens à tes contradictions. Elles ne me semblent plus incohérentes faisant partie d'un tout désordonné. Au contraire. Je connais les signes à présent, je peux les prévoir. Je n'ai plus peur.
Nous avons notre étoile mais elle reste inaccessible. Intouchable aussi.
Mais dans ta finitude, tu me l'as, un soir, décrochée.
J'ai alors connu l'ABSOLU. Quelques heures seulement ... mais pour toujours.
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