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| A chaque crépuscule, quelque chose tourne... |
Nous possédons des forces inimaginables. Notre pensée renferme à elle seule tout l'univers parce que nous sommes capables de le penser, de l'imaginer, d'en créer les moindres détails. Nous en sommes les maîtres; il suffit de le vouloir. Mais cette force n'est pas toujours ni maitrisée ni maitrisable. Elle émerge durant quelques instants à des moments précis de notre existence et parfois, sans le vouloir, nous passons à côté des opportunités que ces éclairs de lucidité nous ouvrent.
Cette force m'est donnée lorsque j'aime et que l'on m'aime en retour. L'amour est un guide, une énergie qui m'est transmise par le seul regard de l'autre. Les mots associés en sont les vecteurs.
Dans cette échelle de valeurs, il est des jours où je suis écrasée par la douleur, d'autres où un soulagement me permet de respirer un peu, d'autres encore où je me sens invincible. Il est difficile de naviguer ainsi entre des états aussi opposés sans que l'on sache vraiment pourquoi nous nous y trouvons. Un détail de la veille, un autre de l'instant, et tout peut basculer d'un extrême à un autre. Je ne maîtrise pas. Qui le pourrait? Encore faudrait-il se ranger à une racionalité sans faille, une intelligence de son moi totalement encadrée. je n'en suis pas capable. Si je l'étais, j'imagine que tout cela serait infondé.
Ecouter un mot. le comprendre, l'interpréter, le ramener d'une part au profit de nos souhaits les plus vitaux. Ou bien, le laisser nous rabaisser, nous avachir, détruire le peu que l'on avait réussi à ériger. Ne serait-ce là mettre à mauvais profit notre intelligence? L'intelligence du coeur est trop fluide et nuancée lorsque comparée à celle de notre seule pensée. Que faire lorsque notre pensée est l'otage de nos sentiments et que tout se brouille comme une émission parasitée?
Trop de questions. J'aurais envie de me laisser couler dans le quotidien, aussi morne soit-il. J'y parviens parfois seulement. Parfois parce que au delà de se laisser aller, les souvenirs viennent taper comme des massues assomantes, des lances pointues qui transpercent les tripes. La douleur est là. Comme un baromètre affolé par tant de variations, il est impossible dès lors de garder sa sérénité.
Alors je me fais un voeu et je voudrais que mes anges me l'octroient: Si je ne peux atteindre le souhait le plus fervent qui serait de conquérir le sommet de cette montagne que tu représentes (et je me comprends), alors que je puisse oublier à quel point ce souhait m'est urgent!
Mais, quoi qu'il arrive:
Tu seras toujours avec moi.
Je t'emmènerai en te prenant la main
voir toutes les aurores et leur crépuscule
comme la promesse que dans chaque jour achevé
nous ne nous manquerons plus
... il n'y aura plus lieu!
D'une façon
ou d'une autre.

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