Je paye le prix d'une vie bâtie sur du sable. Des chimères, des rêves et des utopies dans lesquels je me suis plongée je ne sais pas pourquoi. A chaque fois, j'ai cru bâtir. J'ai donné tout l'amour dont j'étais capable. Mais je réalise aujourd'hui que tout cela était vain. Passable. Ephémère.
Soit je crois aimer et je ne fais que projeter mes propres besoins, soit je ne sais pas me servir de cette arme pacifique! Comment, quand le saurais-je? Je voudrais tant que ce que je sais donner me procure les joies que j'en attends.
On dit toujours que lorsque l'on donne par amour, il ne faut rien attendre de l'autre. Ce n'est pas vrai. Une caresse en vaut bien une autre en retour! Je voudrais tant...
Alors je te demande, mon ange. Viens me voir au plus vite. Délivre-moi de mes ténèbres. Redonne-moi la joie perdue. Laisse-moi retrouver ma liberté puisque je sais que tu ne peux me rendre l'amour que j'ai perdu.
On sent glisser entre ses mains tout ce qui faisait la joie de vivre... on perd jusqu'au contact avec sa propre existence. Il n'y a plus de sentiments, plus de sens, il ne reste que les ténèbres. (A. Grün)
| Mon ange, où es-tu? |
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